La maladie de Huntington fut décrite pour la première fois en 1872 par le médecin britannique George Huntington, qui remarqua une lignée de patients souffrant de troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques. Il dégagea un schéma de transmission autosomique dominante, ouvrant la voie à une compréhension génétique. Cette première observation a posé les fondements d’une enquête médicale qui traverserait les décennies.
Au cours du XXe siècle, la découverte du gène HTT en 1993 a marqué un tournant, confirmant l’hérédité moléculaire et ouvrant le champ de la thérapie génique. Des essais cliniques, comme la suppression du gène, montrent un espoir, tandis que les avancées en neuroimagerie offrent de nouvelles perspectives diagnostiques. Aujourd’hui, la maladie de Huntington reste une priorité médicale, influençant les politiques de santé, la recherche mondiale et les soutiens aux familles affectées.